Il y a des sujets dont on ose rarement parler, par peur du jugement ou par crainte d’être incompris. Le phénomène des âmes errantes en fait indéniablement partie. Dans cet article, issu d’un échange profond et authentique entre Reini et Francesca, nous levons le voile sur une réalité troublante : celle d’une médiumnité non désirée. Loin des discours égocentrriques ou des mises en scène spectaculaires de certains prétendus médiums, Francesca se livre ici avec une humilité désarmante. Elle ne prétend pas être une super-héroïne de l’astral, mais simplement une femme qui, depuis sa plus tendre enfance, cohabite avec une dimension invisible, lourde et souvent terrifiante. Préparez-vous à plonger dans un récit où la frontière entre notre réalité et l’au-delà s’efface.

Le poids de l’enfance : Premières manifestations paranormales
Pour comprendre l’ampleur des phénomènes vécus par Francesca, il faut remonter à ses plus jeunes années en Valais. Si certains enfants craignent les monstres sous le lit, pour elle, la terreur était bien plus tangible et intimement liée à son environnement familial.
Séparée entre le domicile de sa mère et celui de ses grands-parents maternels, la petite fille expérimente très tôt de profondes variations énergétiques. Chez ses grands-parents, l’atmosphère est structurée, maternelle et rassurante. Chez sa mère, en revanche, les nuits se transforment en un véritable calvaire psychologique.
Des nuits d’angoisse et le chevalier protecteur
Lorsqu’elle dort chez sa mère, l’anxiété la tenaille. Les insomnies sont monnaie courante et les réveils nocturnes systématiques.
- La peur de la nuit : Elle prie assise dans son lit, espérant que les heures s’écoulent plus vite vers l’aube.
- Les visions enfantines : Elle perçoit des présences dans sa chambre. Parfois, son esprit d’enfant superpose ces énergies avec les personnages des bandes dessinées qu’elle lit pour tenter de s’échapper.
- Le refuge illusoire : Tenter de se cacher derrière le canapé du salon pendant que sa mère regarde des films d’horreur comme Ça ou Freddy ne fait qu’exacerber ses angoisses viscérales.
Pourtant, un souvenir marquant dénote avec cette noirceur. Lors d’une période de transition où elle dormait chez ses grands-parents, elle observait chaque nuit, depuis son lit, l’apparition d’un chevalier en armure. Ce dernier faisait les cent pas devant la porte de la chambre de ses grands-parents, agissant comme un véritable gardien de seuil. Bien que protectrice, cette vision laissait la jeune Francesca dans un terrible dilemme émotionnel : fallait-il le regarder par peur de ce qui se cachait ailleurs, ou détourner les yeux au risque qu’il ne l’attaque ?

À la rencontre des âmes errantes dans le bunker de Chamoson
À l’adolescence, suite au décès de sa grand-mère adorée, les capacités de Francesca se précisent malgré elle. À 17 ans, une collègue de travail expérimentée en médiumnité perçoit immédiatement sa « lumière » intérieure. C’est elle qui la guidera pour réaliser un pèlerinage de l’âme (une forme de voyage astral) afin de faire ses adieux à sa grand-mère. Mais cette collègue va aussi l’inciter à affronter une situation bien plus sombre.
À cette époque, les jeunes de la région ont l’habitude de se réunir dans la forêt de Chamoson, près d’un ancien bunker militaire recouvert par la végétation, surnommé « Smokehole ».
Le rituel de passage et l’agression spirituelle
Poussée par la curiosité, Francesca s’y rend une première fois. À l’intérieur, éclairée à la simple lueur d’une bougie dont le halo semble refusé par l’obscurité ambiante, elle ressent une agitation frénétique. C’est comme si des dizaines de mains invisibles s’agitaient devant ses yeux. L’endroit est imprégné d’une rumeur sordide : une femme, maîtresse d’un homme marié, s’y serait pendue.
Poussée par sa collègue médium, Francesca décide d’y retourner seule, en plein jour, pour tenter de libérer cette femme de sa peine.
Voici comment s’est déroulée cette tentative glaçante :
- L’apaisement factice : En parlant à voix haute pour se rassurer, elle demande à l’entité de se calmer. L’énergie tourbillonnante se concentre alors face à elle, créant un calme pesant.
- La visualisation du passage : Guidée à distance, Francesca lève la main pour accompagner l’esprit vers la lumière.
- L’attaque physique : Soudain, une masse sombre fonce sur elle à une vitesse vertigineuse. Elle reçoit l’équivalent d’une violente gifle invisible qui la projette en arrière.
Tétanisée et en larmes, elle fuit la forêt en quelques secondes, refusant catégoriquement d’y remettre les pieds. Elle venait d’expérimenter la force brute que peuvent déployer certaines entités refusant de quitter notre plan.

Une cohabitation forcée avec les âmes errantes au quotidien
Les années passent et Francesca tente de refouler ces facultés. Cependant, à la suite d’une relation toxique et enfermante d’une durée de six ans, la rupture, survenue à l’aube de ses 27 ans, agit comme un déclencheur massif. Ses « canaux » s’ouvrent en grand, transformant ses nuits en un véritable cauchemar. C’est l’ère de l’open bar astral.
Pendant des années, elle se réveille systématiquement entre 3h00 et 3h30 du matin en sursaut, faisant face à des apparitions matérialisées et effrayantes. La seule parade qu’elle trouve est de dormir avec une lumière allumée, car la clarté dissipe immédiatement ces présences.
L’armoire aux esprits et le miroir hanté
Le manque d’ancrage énergétique de Francesca permet aux entités de puiser dans son environnement pour se manifester visuellement.
- Les vêtements habités : Elle aperçoit des pendus dans ses armoires ou des enfants effrayants, semblables à des figures de films d’horreur, recroquevillés dans des piles de linge.
- La mère inquiète : Une nuit, elle fait face à une femme à la coupe de cheveux typique des années 90. En une fraction de seconde, Francesca capte l’intégralité de sa détresse : elle est morte en laissant deux fils de 9 et 11 ans et s’inquiète pour eux.
- L’enfant au plafond : Elle aperçoit un jeune garçon de profil, les bras ballants, fixant obstinément l’angle du plafond.
Le summum de l’effroi survient lorsqu’elle emménage avec une amie. Attirée par la luminosité d’une chambre, elle ne réalise pas immédiatement que tout un pan de mur est constitué de portes d’armoires en miroir. Les miroirs sont bien connus en ésotérisme pour être des portails.
Une nuit, réveillée à plat ventre, elle regarde son reflet. Derrière elle se tient une entité féminine en chemise de nuit des années 20, coiffée d’une charlotte, la tête penchée pour l’observer. Pour prouver à son cerveau qu’elle ne rêve pas, Francesca se pince violemment. L’entité reste visible pendant de longues minutes avant de s’évaporer.
À bout de nerfs, elle finira par hurler dans sa chambre, exigeant des esprits qu’ils lui fichent la paix. La méthode fonctionnera… pendant trois jours, avant qu’elle ne voie une paire de mains et une tête dépasser timidement de l’encadrement de sa porte, comme pour tester ses limites.
[Suggestion d’image : Un miroir ancien dans une chambre mal éclairée, reflétant une ombre diffuse. Alt Text : Un miroir de chambre agissant comme un portail astral dans le cadre d’expériences de médiumnité.]
L’intervention de la géobiologie et le monde des démons
Dix ans après l’incident du bunker de Chamoson, à l’âge de 27 ans, l’histoire la rattrape. Sur la route, son regard est irrésistiblement attiré vers la forêt. Elle ressent l’entité qui l’appelle, qui tente d’attirer son attention.
Accompagnée d’un ami, elle tente d’y retourner de nuit. Le chemin a disparu, la végétation semble repousser les intrus, et un tronc d’arbre plié à l’équerre barre la route de façon surnaturelle. Face à la sensation écrasante d’être cernés par un « troupeau » d’énergies sombres, ils prennent la fuite.
Quelque temps plus tard, après avoir déménagé dans une grande ferme, la propriétaire des lieux fait intervenir une experte. La révélation va bouleverser la compréhension de Francesca.
Un voyage spirituel pour libérer l’âme errante
La géobiologue, chargée de purifier la ferme, analyse Francesca et lui annonce une nouvelle stupéfiante : une âme en peine s’est accrochée à elle. Il s’agit de la femme du bunker de Chamoson. Lors de la deuxième visite avortée, l’esprit, reconnaissant la seule personne qui avait jadis tenté de l’aider, s’était littéralement greffé à son aura, vampirisant son énergie.
Pour résoudre ce problème, un rituel de passage d’âme est organisé dans le grenier de la ferme :
- Le tunnel de lumière : En état de conscience modifiée, Francesca perçoit un tunnel blanc infini.
- Le guide spirituel : Un être de lumière immense, à l’allure héroïque, se place à ses côtés pour la soutenir.
- La persuasion : L’entité refuse de partir. Francesca doit lui parler, la rassurer, lui expliquer que sa place est de l’autre côté de la « ligne ».
- L’ouverture du portail : Au fond de la vision, un trou se forme, d’où émanent d’autres présences lumineuses venant accueillir la défunte.
Cette expérience partagée simultanément par la géobiologue et Francesca prouve, s’il le fallait encore, que ces visions ne sont pas le fruit de l’imagination, mais bien une synchronicité spirituelle réelle.
[Lien externe suggéré : Tout savoir sur le passage d’âme et l’accompagnement des défunts]
Les animaux face aux âmes errantes et entités invisibles
Dans ce tourbillon d’énergies invisibles, les animaux jouent un rôle fascinant. Très sensibles aux vibrations qui nous échappent, ils agissent souvent comme des sentinelles ou des gardiens énergétiques.
Francesca le confirme au travers de ses observations. La géobiologue lui apprendra par exemple que, sur tout le cheptel de la ferme, seuls les oies n’avaient pas besoin de nettoyage énergétique, celles-ci s’autogérant parfaitement et faisant d’ailleurs d’excellents protecteurs.
Le rôle protecteur des chats et l’au-delà des chiens
Durant les pires années de manifestations dans la chambre de Francesca, son chat a fait preuve d’une empathie exceptionnelle. Alors que l’animal avait pour habitude de dormir dehors, il venait parfois se coucher directement sur la poitrine de sa maîtresse au milieu de la nuit.
Il ne dormait pas. Ses yeux restaient grands ouverts, fixant le vide de la pièce, tout en ronronnant puissamment. Il agissait comme un bouclier vibratoire, apaisant Francesca jusqu’à ce qu’elle trouve le sommeil, maintenant les entités à distance.
Mais l’expérience animale la plus bouleversante concerne sa chienne, Shaina. Après douze ans de vie partagée, de soutien émotionnel inébranlable à travers les pires angoisses de Francesca, la chienne doit être euthanasiée.
Le surlendemain, dans cette phase si particulière entre le sommeil et le réveil, Francesca reçoit une vision d’une clarté absolue : Shaina est là, assise à côté de la grand-mère décédée de Francesca. Elle halète, affiche son « sourire » caractéristique, la queue battante. Ce flash, d’une durée d’une fraction de seconde, apporte un apaisement définitif et met fin au deuil douloureux.
Plus incroyable encore, Shaina continuera d’œuvrer depuis l’astral. Guidée par la grand-mère de Francesca, la chienne interviendra subtilement lorsque Francesca croisera des animaux écrasés sur la route. Par une simple visualisation, Francesca enverra l’esprit de sa chienne tourner trois fois autour du cadavre pour libérer l’âme de l’animal défunt et la guider vers la lumière.
L’ultime confrontation : Révélation sur la nature du démon
Le point culminant de cette épopée surnaturelle se déroule après les 30 ans de Francesca. Formée aux thérapies et au passage d’âme, elle questionne un expert en sourcellerie et géobiologie valaisan sur le fameux bunker. Intrigué, l’expert lui propose de s’y rendre avec elle.
Sur place, malgré les années écoulées, la nature autour du bunker est morte, sèche et figée. L’expert lui explique que l’endroit a été littéralement vidé de sa force vitale. Ce qu’ils affrontent n’est pas une simple entité bloquée, mais un Démon de niveau 5.
Dans la hiérarchie de l’ombre, ces entités puissantes possèdent leur propre « cheptel » (d’où la sensation de troupeau ressentie des années plus tôt).
L’expert dévoile alors le mode opératoire de ces entités :
- Elles se cachent brillamment pour ne pas être démasquées.
- Elles ne se manifestent violemment que si l’on menace leurs intérêts (ce qui explique l’attaque physique subie par Francesca lorsqu’elle a voulu libérer la femme suicidée, qui appartenait alors au démon).
- Elles rendent les lieux froids et lourds.
Il conseillera vivement à Francesca de couper les liens définitivement avec ce lieu, car y repenser permet au démon de maintenir un « pont » énergétique pour la vampiriser à distance. Une leçon vitale de protection spirituelle.

Quand la lumière refuse notre départ : L’expérience de Reini
Si Francesca expérimente la cohabitation avec les défunts, Reini, de son côté, a frôlé la ligne d’arrivée avant d’être renvoyé de force dans notre dimension.
Lors d’un camp scout en montagne, sur les hauteurs du Säntis en Suisse, une randonnée mal préparée sur des plaques de neige tourne au drame. Reini glisse et dévale une pente vertigineuse à une vitesse folle, fonçant droit vers des rochers acérés.
C’est à cet instant précis que le temps se dilate :
- Il voit sa vie défiler comme dans un film en accéléré.
- Il est soudain enveloppé par une lumière absolue.
- Mais dans un sursaut de volonté, une pensée lui traverse l’esprit : « Non, je n’ai pas envie d’y passer maintenant. »
Au dernier moment, un mouvement réflexe inexpliqué le fait pivoter. C’est sa gamelle militaire en métal, attachée à son sac à dos, qui percute les rochers de plein fouet, lui sauvant miraculeusement la colonne vertébrale. Il se relèvera, indemne, bien qu’en état de choc profond.
Cette expérience de Mort Imminente (EMI) partielle démontre la présence de forces protectrices et lumineuses qui veillent sur nous lorsque notre « heure » n’est pas encore venue.
Que retenir de ces face-à-face avec l’astral ?
L’histoire de Francesca nous rappelle que le don de médiumnité est loin d’être un divertissement. Il exige une hygiène énergétique stricte, un lâcher-prise émotionnel et parfois l’acceptation de voir ses canaux se fermer (comme ce fut le cas pour elle vers la trentaine pour lui permettre de se reconstruire) avant de se rouvrir plus tard, à une période de plus grande maturité.
Ne laissez pas le monde invisible dicter votre réalité. Si vous traversez des phénomènes similaires :
- Demandez de l’aide à des géobiologues ou des passeurs d’âmes qualifiés.
- Exprimez vos limites à haute voix, avec fermeté.
- Rappelez-vous que la lumière (qu’elle prenne la forme d’un chevalier, de votre animal de compagnie ou d’un guide spirituel) est toujours prête à intervenir si vous la sollicitez.
Le monde des âmes errantes est vaste, complexe et souvent teinté d’incompréhension. Mais en osant briser le tabou, comme l’ont fait Reini et Francesca, nous apprenons peu à peu à moins en avoir peur et à mieux nous en protéger.
Au sujet de Francesca
Pour retrouver Francesca et explorer ces outils personnalisés, vous pouvez visiter son site l‘Échoppe d’Avalon, réserver une consultation ou la suivre sur ses réseaux sociaux (notamment sur Instagram @gilraen_tarase).
A écouter ici:
Ci-dessous, l’échange entre Francesca et Reini en deux épisodes.
